TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUÉ ICI : 2023-06-15 QMM – Communiqué – Plan stratégique et consultation minière
Saint-Michel-des-Saints, 13 mai 2026. La Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (COPH) présente quelques rappels sur une histoire de potentielle destruction durable attribuable au projet minier Matawinie de la minière Nouveau Monde Graphite.
1. Division sociale et responsabilité
La communauté locale de Saint-Michel-des-Saints (SMDS) reste très divisée quant au projet minier Matawinie de Nouveau Monde Graphite (NMG). Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui a examiné les risques du projet a fait ressortir dans son rapport de 2020 que la minière avait « sous-estimé » la communauté des propriétaires de chalets et des villégiateurs, alors que celle-ci représente 50 % de la population locale et 51 % de la valeur foncière de la municipalité (estimée à plus de 201 millions $ : 2021). Largement opposée au projet, cette communauté soulève des risques sociaux, légaux et financiers importants pour la minière.
2. Pollution de l’eau dans un bassin versant sensible et touristique
En plus des impacts sur l’eau potentiellement liés aux activités de NMG rapportés suite à une campagne d’échantillonnage citoyenne, le projet minier génèrerait plus de 108 millions de tonnes de résidus miniers acides. L’extraction du gisement de graphite à très faible concentration (4,35 %) soulève des questions concernant les garanties visant à assurer que ces résidus ne génèrent pas d’écoulements acides pendant des siècles à venir. La méthode de stockage des résidus toxiques proposée par NMG semble n’avoir jamais été utilisée dans un climat humide. Les résidus pourraient se retrouver stockés au cœur d’une région touristique et dans un environnement très fragile, à la limite du Parc National du Mont-Tremblant de renommée internationale et à l’intérieur du bassin versant du Parc Régional du lac Taureau, un joyau récréotouristique et de villégiature, réputé pour sa grande nature.
3. Suivi lacunaire des études découlant du processus d’évaluation environnementale et d’autorisation
Le décret gouvernemental accordé à la minière en 2021 comprenait seize (16) conditions environnementales majeures. Cinq ans plus tard, plusieurs questions se posent quant aux suivis réalisés au sujet des risques de pollution des eaux en lien avec les résidus miniers acides, sur la compensation des dommages environnementaux et les garanties financières pour la fermeture du site, sur les mesures de contrôle du bruit et de la pollution de l’air afin de protéger la population locale ainsi que sur la « faisabilité réelle » d’une « mine tout-électrique », considérant que des prototypes de camions miniers pour l’envergure d’un tel projet n’existent toujours pas sur le marché, malgré les promesses du promoteur à cet égard.
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Face à tous les drapeaux rouges soulevés par différents experts indépendants, aux multiples recommandations émises par le BAPE non rencontrées, à l’absence d’acceptabilité sociale au sein de la communauté, à la potentielle destruction durable de l’environnement, la Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (COPH) considère que les deux paliers gouvernementaux devraient avoir le courage de revoir leur stratégies économiques et reconsidérer leurs engagements vis-à-vis ce projet, au risque de le perdre certes, mais en vue surtout d’éviter à la population québécoise un autre fiasco à la « Northvolt ».
Il serait louable de ne pas ajouter un nouveau site minier abandonné à la longue liste déjà existante au Québec qui cumule un passif minier évalué à plus de trois milliards de dollars (3 G$).
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Pour information :
Paul Comeau
Coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (COPH)
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