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L’uranium au Québec: La vérité et ses conséquences


Le document ci-joint présente une critique du diaporama présenté par Patsy Thompson, Ph.D., Directrice générale de la Direction de l’évaluation et de la protection environnementales et radiologiques de la Commission canadienne de sûreté nucléaire au Comité interministériel sur l’uranium au Québec, le 22 janvier 2016.

Cette critique très complète a été développée par Gordon Edwards, Ph.D., président du Regroupement pour la surveillance du nucléaire.

Résumé et principaux arguments

1. La présentation de la CCSN du 22 Janvier 2016 est partiale et trompeuse.

2. Le fait, pour Patsy Thompson, d'avoir donné une audience exceptionnelle à huis clos est entaché d'irrégularité.

3. La présentation de la CCSN ne donne aucune information objective sur les risques des mines d'uranium.

4. Des informations scientifiques de base au sujet de la radioactivité dans les résidus de traitement de l'uranium y sont négligées.

5. Les dangers de l'exposition au radon pour les mineurs d'uranium et le public ne sont pas délimités.

6. Les résultats d'une étude sur la santé financée par la CCSN sont mal représentés de façon flagrante.

7. La présentation nie la nature hautement toxique des sous-produits de l'uranium.

  • 7.1. le radium est connu pour être un métal lourd radioactif hautement toxique.

  • 7.2. Le gaz radon est l'un des cancérogènes les plus puissants connus de la science.

  • 7.3. Le polonium est des millions de fois plus toxique que le cyanure d'hydrogène.
8. La présentation ne tient pas compte de la longévité (100 000 ans) de la radioactivité dans les résidus d'uranium.

9. Les garanties financières pour les résidus d'uranium sont d'adéquation douteuse et dans de nombreux cas inexistantes.

10. Les "normes de sécurité" cités par la présentation de la CCSN étaient déjà connues pour être dangereuses il y a 40 ans:

  • 10.1. par la Commission royale sur la santé et la sécurité des travailleurs dans les mines;

  • 10.2. par le rapport Thomas-McNeil, une étude réalisée pour la Commission de contrôle de l'énergie atomique.

  • 10.3. par le rapport de l'association médicale de Colombie-Britannique basé sur la Commission royale de la Colombie-Britannique sur l'uranium.
11. La présentation de la CCSN nie que la radioactivité est un aspect de l'uranium qui est dangereux en soi.

  • 11.1. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) met en évidence les risques sanitaires et environnementaux.

  • 11.2. Il existe de nombreux exemples historiques d'expositions élevées de radon en raison de matériaux de construction contaminés.

  • 11.3. Le Québec a vécu un mauvaise expérience avec des déchets miniers radioactifs utilisés dans la construction à Oka et Varennes.
12. La CCSN n'a pas insisté sur le respect des lignes directrices pour l'évaluation environnementale du projet Matoush.

13. CCSN a manqué à son obligation de fournir des informations scientifiques objectives sur les risques liés à l'uranium.
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