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La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

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Urgent besoin de changement de cap dans les mines

Communiqué
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Le Commissaire au développement durable donne raison à Québec meilleure mine

Québec, mercredi 20 février 2013 — Dans le chapitre qu’il consacre aux interventions du gouvernement dans le secteur minier, le Commissaire au développement durable fait un constat navrant des progrès réalisés depuis le rapport-choc déposé par le Vérificateur général en 2009. En fait, 73 % des recommandations formulées alors, les plus importantes, on fait l’objet de progrès qu’il juge « insatisfaisants ». « L’ensemble des constats que fait le bureau du Vérificateur général, auquel le commissaire est attaché, rejoigne les analyses de Québec meilleure mine et doivent de façon urgente conduire à un changement de cap majeur dans le domaine des mines », affirme Ugo Lapointe de la coalition Québec meilleure mine.

Absence d’une stratégie minérale qui tienne compte du développement durable, pas d’analyses coûts-bénéfices, facture publique des sites abandonnés grimpant de façon vertigineuse, mécanismes de contrôle environnemental et d’inspections insuffisants, problèmes de suivi et de reddition de comptes sont autant de points que souligne à grands traits le commissaire. « C’est ce que nous dénonçons depuis plus de cinq ans. Il est temps que les choses changent et que les partis politiques cessent de faire de la petite politique sur le dos de l’environnement, de la santé et de la qualité de vie des citoyens directement touchés. Ça prend un véritable changement de cap pour servir l’intérêt collectif et non celui de quelques minières », affirme Henri Jacob de l’Action boréale de l’Abitibi-Témiscamingue.

Le gouvernement n’a aucune idée si les mines sont payantes pour le Québec

Le gouvernement n’a aucune idée si les mines sont payantes pour le Québec. Le commissaire conclut à cet égard que « le ministère n’a pas fait d’analyse pour évaluer si les bénéfices retirés de l’activité minière compensent les coûts qui y sont associés. Or sans un tel exercice, il demeure impossible d’estimer les retombées nettes des activités minières pour la société québécoise ». « Il est à espérer que le Forum sur les redevances, prévu à la mi-mars, permettra de corriger le tir et puisse répondre à cette question fondamentale. Nous y serons », lance Christian Simard de Nature Québec.

Le passif des sites miniers abandonnés est passé de 264 millions $ à 1,19 milliard $ en 4 ans

Le rapport du commissaire confirme que la facture que devront assumer les Québécois pour les sites miniers abandonnés a grimpé de façon vertigineuse (400 %) en 4 ans, passant de 264 millions à 1,19 milliard, montant que l’industrie contestait jusqu’à récemment. Pire encore, la facture n’a sans doute pas fini de grimper.

La stratégie minérale est déficiente

La stratégie minérale du ministère des Ressources naturelles ne tient toujours pas des principaux enjeux économiques, sociaux et environnementaux, et ne respectent pas les principes de développement durable, pas plus qu’elle ne contient d’indicateurs permettant un suivi approprié. Elle devrait être revue en profondeur.

Manque d’effectifs et de contrôle pour les inspections des sites miniers

Le commissaire conclut également que les inspections des sites miniers souffrent toujours de sérieuses lacunes, tant au niveau de la planification, de la réalisation et des ressources disponibles pour bien faire le travail. Le Syndicat de la fonction publique du Québec, membre de Québec meilleure mine et qui regroupe les techniciens-inspecteurs du ministère des Ressources naturelles et du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, dénonce cette situation et exige, rapidement, un renforcement de la capacité des ministères concernés.

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Rapport du commissaire au développement durable. 

Pour informations :
Ugo Lapointe, porte-parole de la coalition Québec meilleure mine !, 514-708-0134
Christian Simard, directeur général de Nature Québec, 418-928-1150
Henri Jacob, président de l’Action boréale, 819-860-1655

La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine ! a vu le jour au printemps 2008 et est aujourd’hui constituée d’une trentaine d’organismes représentant collectivement plus de 250 000 membres partout au Québec. La coalition s’est donnée pour mission de revoir la façon dont on encadre et développe le secteur minier au Québec, dans le but de promouvoir de meilleures pratiques aux plans social, environnemental et économique. Site : www.quebecmeilleuremine.org.

Les membres actuels de la coalition : Action boréale Abitibi-Témiscamingue (ABAT) - Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME) - Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides (APEHL) - Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) - Centrale des syndicats du Québec (CSQ) - Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté - Coalition de l’ouest du Québec contre l’exploitation de l’uranium (COQEU) - Coalition Stop Uranium de Baie-des-Chaleurs - Comité de vigilance de Malartic - Écojustice - Eco-vigilance Baie-des-Chaleurs - Environnement Vert Plus Baie-des-Chaleurs - Fondation Rivières - Forum de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM - Groupe solidarité justice - Les AmiEs de la Terre du Québec - Justice transnationale extractive (JUSTE) - MiningWatch Canada - Minganie sans uranium - Mouvement Vert Mauricie - Nature Québec - Professionnels de la santé pour la survie mondiale - Regroupement citoyen pour la sauvegarde de la grande baie de Sep-Îles - Regroupement pour la surveillance du nucléaire - Réseau œcuménique justice et paix (ROJeP) - Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) - Sept-Îles sans uranium - Société pour la nature et les parcs (SNAP-Québec) - Société pour vaincre la pollution (SVP) - Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Tous nouveaux membres bienvenus.