À propos

La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

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Uranium

AMHB - cadenas sur site minier abandonné

À l’heure actuelle, plus de 300 municipalités du Québec ont adopté des résolutions en faveur d’un moratoire sur les mines d’uranium et de l’abandon des centrales nucléaires au Québec (2% de l’énergie du Québec). Des moratoires sur les mines d’uranium existent déjà ailleurs dans le monde, notamment en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse et dans l’État de la Virginie, à cause des risques et des impacts que pose ce type de mines pour l’environnement et les populations.

Au Québec, les projets miniers d’uranium les plus avancées (pas de mines encore) sont situés sur le territoire du Plan Nord, surtout sur la Côte-Nord et à la Baie-James (Eeyou Istchee, territoire traditionnel des Cris). Dans les deux cas, les populations s’y opposent majoritairement. Sur la Côte-Nord, la compagnie Terra Ventures s’est retirée en 2010 suite à la pression populaire des médecins et des gens de Sept-Îles. Ce sont maintenant les gens de la Minganie qui s’opposent au projet de la compagnie Uracan, avec les huit municipalités de la région ayant adopté des résolutions en ce sens. Du côté de la Baie-James (Eeyou Istchee), la population se mobilise face au projet de la compagnie Strateco et la communauté Crie de Mistissini, appuyée par le Grand Conseil des Cris, demandent un temps d’arrêt sur les travaux d’uranium.

Outre les impacts et les risques associés à la gestion de millions de tonnes de résidus miniers radioactifs, les mines d’uranium nécessitent également de grandes quantités d’eau, d’énergie et d’intrants chimiques pour traiter le minerai. Le concentré d’uranium (« yellow cake ») doit être ensuite transporté sur de longues distances pour être enrichi davantage (Port Hope, Ontario). L’uranium sert principalement à alimenter les centrales nucléaires; la deuxième utilisation en importance est l’armement nucléaire. Dans les deux cas, les membres de la coalition Québec meilleure mine! estiment qu’il existe des alternatives beaucoup moins risquées et dommageables pour l’environnement et l’ensemble de la société.

Principales raisons pour lesquelles la coalition Québec meilleure mine demande un moratoire sur les mines d’uranium :

  1. En plus de quantités importantes d’eau, d’énergie et de produits chimiques nécessaires à leur exploitation, les mines d'uranium génèrent des millions de tonnes de résidus miniers radioactifs qu’il faut entreposer sur le territoire. Ces résidus contiennent notamment du radium, thorium, radon, etc., et posent des risques à perpétuité pour l’environnement et les populations. Il n'existe encore aucune méthode ni technologie éprouvées qui permettent d'éliminer ces risques à long terme.
  2. L’uranium sert principalement aux centrales nucléaires et, dans une moindre mesure, à l’armement nucléaire. Dans les deux cas, la Coalition estime que ces utilisations ne servent pas le Bien commun. D’autres sources d’énergies existent et sont maintenant beaucoup plus viables sur les plans écologique, social et économique. Ces alternatives doivent absolument être privilégiées avant le nucléaire. Le Japon, l’Allemagne, la Suisse et plusieurs autres pays l’ont compris et se départissent actuellement de leurs coûteuses centrales nucléaires.
  3. Les mines d’uranium ne sont pas nécessaires à la fabrication d’isotopes médicaux, contrairement à ce que certains laissent entendre. Avec la venue de nouvelles technologies (p.ex.: cyclotrons) et avec la présence de matières premières déjà en quantité suffisantes, aucune nouvelle mine d’uranium ne peut être justifiée pour la fabrication d’isotopes médicaux.
  4. Au Canada, la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse ont déjà accordé la mise en place de moratoires sur les mines d’uranium. Aux Etats-Unis, l’état de la Virginie a également un moratoire en place et ne semble pas du tout prêt à le lever suite au comité d’étude qui a dressé le portrait des risques de cette industrie pour l’environnement et les populations.

La Coalition Québec meilleure mine! est d’avis que l’ensemble de la population du Québec a le droit d’être informée et d’avoir son mot à dire sur cette filière aux risques et aux impacts potentiellement lourds de conséquences pour des générations à venir.