La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.
Nouvelle levée de boucliers a Malartic ou ont commence les travaux de construction de la mine a ciel ouvert de la compagnie Osisko. Exaspères par la détérioration radicale de leur qualité de vie depuis le début des travaux des citoyens de ce qui reste du quartier sud de Malartic (juste a cote de la future fosse a ciel ouvert) demandent que leurs résidences soient achetées ou déménagées par la compagnie Osisko.
Dans le cadre du Forum sur le développement minier en Abitibi-Témiscamingue, qui aura lieu les 19 et 20 mars prochains, la coalition Québec meilleure mine! souhaite ramener les mégamines à ciel ouvert au coeur du débat. De nombreux membres de la Coalition seront présents pour la journée du 20 mars et insisteront sur la nécessité d’encadrer et de baliser ces mégamines, lesquelles ont un fort impact sur l’environnement et le territoire.
« Depuis l’acceptation par le BAPE du mégaprojet Canadian Malartic de la compagnie Osisko, les annonces de nouvelles mégamines ne cessent de se multiplier ! On compte maintenant au moins 6 projets dans la seule région de l’Abitibi. Ça n’a pas d’allure ! On ne peut pas les évaluer au cas par cas, BAPE par BAPE ! Il faut absolument se donner un cadre et des balises claires pour ce type de mines au Québec, et ça presse ! » affirme Christian Simard de Nature Québec.
Réunis aujourd’hui à Montréal, les membres de la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! demandent au gouvernement de se tenir debout face au lobby minier et de se doter d’une politique minière digne de ce nom. Alors que les coffres de l’État sont vides, que le prix de l’or bat des records et que l’industrie minière connaît un autre « boom » de forte croissance qui laisse entrevoir des profits faramineux, le Québec est toujours dépourvu d’une politique minière viable, permettant d'assurer la protection des citoyens et de l’environnement, ainsi que de rapporter à l’État et aux régions des redevances dignes de ce nom. « L’actuel projet de modification de la Loi sur les mines ne changera pratiquement rien à cette situation inacceptable!
La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! dénonce les pratiques éhontées de la compagnie Century Mining et de sa dirigeante Margaret Kent dans la gestion de la mine Sigma à Val d’Or. En effet 140 travailleurs n’y ont toujours pas reçu les 350 000 $ qui leur sont dus en salaire depuis la fermeture prématurée de la mine en juillet 2008. La coalition craint également que les contribuables québécois aient à éponger la dette environnementale de la restauration du site minier si la compagnie fait faillite. Solidairement avec les travailleurs de la mine, la coalition exige que Century Mining paie son dû dans les plus brefs délais, et demande au gouvernement de s’impliquer pour corriger la situation. L’équipe d’Enquête (Radio-Canada) se penchera d’ailleurs sur le cas de la mine Sigma et de la compagnie Century Mining dans le cadre d’une émission qui sera diffusée plus tard en novembre.
La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! demande qu’une commission parlementaire élargie soit tenue concernant les amendements prévus à la Loi sur les mines du Québec, dont le dépôt à l’Assemblée nationale est envisagé en début novembre. De plus, afin d’aborder des enjeux sociaux et environnementaux qui dépassent largement l’application de la seule Loi sur les mines, la coalition demande au gouvernement de mettre sur pied une commission d’enquête publique sur le secteur minier québécois, du type de la Commission Coulombe et de la Commission Pronovost qui ont été tenues pour les secteurs forestier et agricole. La coalition fait cette intervention le jour même où les autorités du ministère des ressources naturelles comparaissent à la Commission de l’administration publique pour répondre au rapport accablant du Vérificateur général sur la gestion des mines.
Le décret d’approbation du projet de méga mine d’or à ciel ouvert de la compagnie Osisko crée un dangereux précédent pour toutes les régions minières du Québec. De l’avis de la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! il s’agira de la plus grande mine d’or à ciel ouvert à forts impacts environnementaux à voir le jour au Québec et ce, sans garantie suffisante quant à la contamination des eaux souterraines, à la restauration complète de la fosse, ni même au niveau des redevances que retireront la région et le Québec de l’exploitation de cette ressource non renouvelable. Devant la menace que ce type de projets prolifère à court terme, la coalition réclame la tenue d’une commission indépendante sur le développement minier au Québec jetant les bases d’une véritable politique minière qui ne sera plus assujettie aux seuls intérêts miniers.
Dans son rapport rendu public jeudi dernier, la commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) conclut que le projet de mine à ciel ouvert d’Osisko « pourrait être autorisé à certaines conditions », et ce, malgré une série de constats flagrants que la commission dresse elle-même concernant les bévues et les torts occasionnés aux citoyens, les cadres règlementaires déficients, les risques de contamination des eaux souterraines et l’absence d’analyse détaillée pour la restauration des résidus miniers et de la fosse une fois les opérations terminées. La commission constate également qu’en l’absence des redevances minimales, les lendemains de la ville de Malartic ne sont pas garantis et signale que « des efforts restent à faire » afin d’assurer la relance économique de la ville.
Au moment où le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) écrit son rapport sur le projet de mine à ciel ouvert à Malartic et que d’autres entreprises du genre sont envisagées dans la région, la Conférence régionale des élus de l’Abitibi-Témiscamingue n’a toujours pas répondu à la demande de tenir un débat public sur la question. En effet, une lettre de la Coalition pour que le Québec ait meilleur mine! demandant un tel débat et envoyée le 31 mars dernier à la CRÉAT demeure toujours sans écho. Or un nombre croissant d’organisations régionales, croit qu’une réflexion en profondeur sur toute la question des mines à ciel ouvert s’impose. Ces organisations ont jugé nécessaire de revenir à la charge en conférence de presse cet avant-midi à Rouyn-Noranda.
La compagnie minière RoyalOr (www.royalor.com) souhaite compléter aujourd’hui l’acquisition d’un claim minier couvrant une grande proportion du parc du Mont-Royal, en plein coeur de la ville de Montréal, dans le but d’y développer une grande mine à ciel ouvert riche en minéraux industriels et présentant un excellent potentiel aurifère.
« La société RoyalOr est en fait composée par des membres de plusieurs communautés affectées par des projets de mines à ciel ouvert impliquant des sociétés minières canadiennes », nous expliquent Daviken Studnicki-Gizbert, professeur à l’Université McGill. « Ces personnes viennent de nombreux pays étrangers, tels que le Mexique, le Honduras, le Chili, et la Papouasie Nouvelle- Guinée, mais aussi du Québec », ajoute-t-il.
Le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) ne devrait pas approuver le projet de mine d’or géante à ciel ouvert à Malartic en Abitibi-Témiscamingue et devrait recommander des dédommagements pour les citoyens qui ont été touchés par le déménagement de près du quart de leur municipalité, réalisé avant l’examen et l’approbation du projet. Selon la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine!, qui présentait son mémoire à Malartic, l’approbation de ce projet constituerait un dangereux précédent pour la région et le Québec qui n’ont pas d’expérience dans l’exploitation de ce type de mine lequel vise l’extraction à grande échelle et à ciel ouvert de très grandes quantités de roche pour très peu de métal produit. La fosse projetée, en plein coeur de Malartic, aurait 2 kilomètres de long, 780 mètres de large et une profondeur de près de 400 mètres.
Des enjeux environnementaux