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La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

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Projet de carrière à Saint-Faustin-Lac-Carré: les citoyens exigent une totale transparence

Communiqué
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Québec, le 6 octobre 2015 - Plusieurs citoyens opposés à un projet de carrière situé tout près du village de Saint-Faustin-Lac-Carré seront présent à la séance du Conseil municipal ce soir afin d'exiger une totale transparence de la part du promoteur et des élus dans ce dossier, notamment en ce qui concerne le bruit et la protection de la prise d'eau potable du village.

Bruit et eau potable: des enjeux majeurs

Le règlement sur les carrières et sablières stipule qu'il est interdit d'établir une nouvelle carrière à moins de 600 m d'un territoirezoné pour fins résidentielles, commerciales ou mixtes ou de toute habitation.En deçà de cette limite, le promoteur doit démontrer qu'il sera à même de respecter un niveau de bruit n'excédant pas 40 décibels entre 18 h et 6 h et 45 décibels entre 6 h et 18 h.

Actuellement, une sablière est exploitée dans la zone industrielle extractible.  Il est prévu d’ajouter une carrière à cette zone. Le bruit de la sablière dépasse souvent les 55 décibels selon nos mesures, et ceci même au-delà de la limite de 600m. On s'attend à ce que le bruit augmente avec les dynamitages et les autres opérations lourdes liées à l'exploitation de la carrière. Nous exigeons d'avoir accès à l'évaluation des niveaux sonores faite par le promoteur » s'inquiète Denise Roose, membre de l’Union de Citoyens de Saint-Faustin-Lac-Carré.

Même si la prise d'eau municipale, le lac Carré, le Lac Paquette, l’étang Airville et les ruisseaux versants de Saint-Faustin-Lac-Carré se trouvaient à l'extérieur de la distance règlementaire d'un kilomètre de la carrière, une étude hydrogéologique des eaux souterraines produite en 2002 et reprise par l’organisme « Eau Secours »,qualifiait déjà le milieu hydrologique de  « fragilisé » par les activités humaines et industrielles. Qu'est-ce qui a changé pour qu'il soit aujourd'hui considéré sans risque d'exploiter une carrière aussi près de la prise d'eau? » ajoute Claude Boire-Lavigne, membre de l'association riveraine pour la protection de l' environnement du lac Carré (ARPEC). Les citoyens sont en droit de demander de rendre public le dernier rapport hydrogéologique payé en partie par les contribuables.

Des citoyens intimidés par le promoteur

Des citoyens de Saint-Faustin-Lac-Carré qui s'opposent au projet de carrière ont reçu, le 11 février 2013,  une mise en demeure de la part du promoteur, R.B, Gauthier, exigeant que ceux-ci qu’il cessent « d’entacher la réputation » de l’entreprise.  Ces citoyens avaient, entre autre, fait  mention des nombreux avis de non-conformité émis par le ministère.

«On assiste à une manœuvre d'intimidation très inquiétante de la part du promoteur, qui cherche à bâillonner les citoyens et à les empêcher de faire valoir leurs droits. C'est inacceptable. Nous demandons au promoteur d'agir en bon citoyen corporatif et de respecter le droit des citoyens de protéger leur milieu de vie. Nous demandons aussi à la municipalité faire preuve de transparence dans ce dossier et de rendre public les études démontrant que les niveaux sonores prévus par la loi de même que la qualité de l'eau potable et des cours d'eau avoisinants seront respectés» .conclueDominique Bernier, coordonnatrice de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine.

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Pour information :

·         Anne Létourneau, citoyenne de Saint-Faustin-Lac-Carré, 819-713-0194

·         Denise Roose, membre de l’Union de Citoyens de Saint-Faustin-Lac-Carré 819-688-5471

·         Claude Boire-Lavigne, membre de l'ARPEC, 819-769-1908

·         Dominique Bernier, Coalition Québec meilleure mine, 418-570-3497