La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.
Nouvelle levée de boucliers a Malartic ou ont commence les travaux de construction de la mine a ciel ouvert de la compagnie Osisko. Exaspères par la détérioration radicale de leur qualité de vie depuis le début des travaux des citoyens de ce qui reste du quartier sud de Malartic (juste a cote de la future fosse a ciel ouvert) demandent que leurs résidences soient achetées ou déménagées par la compagnie Osisko.
Le décret d’approbation du projet de méga mine d’or à ciel ouvert de la compagnie Osisko crée un dangereux précédent pour toutes les régions minières du Québec. De l’avis de la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! il s’agira de la plus grande mine d’or à ciel ouvert à forts impacts environnementaux à voir le jour au Québec et ce, sans garantie suffisante quant à la contamination des eaux souterraines, à la restauration complète de la fosse, ni même au niveau des redevances que retireront la région et le Québec de l’exploitation de cette ressource non renouvelable. Devant la menace que ce type de projets prolifère à court terme, la coalition réclame la tenue d’une commission indépendante sur le développement minier au Québec jetant les bases d’une véritable politique minière qui ne sera plus assujettie aux seuls intérêts miniers.
Dans son rapport rendu public jeudi dernier, la commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) conclut que le projet de mine à ciel ouvert d’Osisko « pourrait être autorisé à certaines conditions », et ce, malgré une série de constats flagrants que la commission dresse elle-même concernant les bévues et les torts occasionnés aux citoyens, les cadres règlementaires déficients, les risques de contamination des eaux souterraines et l’absence d’analyse détaillée pour la restauration des résidus miniers et de la fosse une fois les opérations terminées. La commission constate également qu’en l’absence des redevances minimales, les lendemains de la ville de Malartic ne sont pas garantis et signale que « des efforts restent à faire » afin d’assurer la relance économique de la ville.